10 règles pour un corps alcalin !

Aliments acidifiants et alcalinisants expliqués

Alimentation “acidifiante” ou “alcalinisante” : ce qu’il faut vraiment comprendre (sans mythes)

10 règles pour un corps alcalin !

⚠️ Mise au point importante : on lit souvent que “les maladies ne se développent pas dans un milieu alcalin”. Dans la réalité, le pH du sang est très strictement régulé par l’organisme (reins, poumons) et l’alimentation ne le “rend” pas alcalin ou acide chez une personne en bonne santé. En revanche, l’alimentation peut influencer le pH des urines et la “charge acide” globale du régime.

Les aliments que vous mangez ont un impact considérable sur votre santé. Mais plutôt que de chercher à “alcaliniser le corps”, l’objectif le plus utile est de réduire la charge acide alimentaire (quand elle est élevée) et d’augmenter la part d’aliments végétaux, peu transformés : légumes, fruits, légumineuses, herbes, noix (selon tolérance), huile d’olive…

Cette approche est cohérente avec un mode de vie méditerranéen : simple, durable, et globalement favorable à la santé.


Corps “acide” vs corps “alcalin” : de quoi parle-t-on vraiment ?

On mélange souvent trois notions :

  • Le pH du sang : il reste stable (environ 7,35–7,45) grâce à des mécanismes de régulation. On ne le modifie pas “par une liste d’aliments”.
  • Le pH urinaire : il peut varier avec l’alimentation (c’est une voie d’élimination, pas un “thermomètre santé” global).
  • La charge acide du régime (PRAL/NEAP) : certains régimes très riches en produits animaux, fromages, charcuteries et ultra-transformés peuvent augmenter la charge acide, tandis qu’une alimentation riche en végétaux tend à la diminuer.

Conclusion pratique : ce n’est pas “acide = mauvais / alcalin = magique”. Le vrai levier est la qualité globale de l’alimentation et l’équilibre (plus de végétaux, moins d’ultra-transformés, protéines mieux choisies, hydratation, mouvement).

À lire aussi : 15 signes que votre corps est trop acide et 7 façons de l’alcaliniser rapidement


Comment savoir si un aliment est “acidifiant” ou “alcalinisant” ?

Ce n’est pas le goût qui compte (ex. le citron est acide en bouche), mais l’effet final sur les résidus métaboliques et l’équilibre minéral.

En pratique, beaucoup de listes circulent sur Internet… avec des erreurs. Retenez surtout ceci :

  • Les végétaux (légumes, fruits, herbes, pommes de terre, etc.) contribuent souvent à une charge acide plus faible.
  • Les fromages, charcuteries, viandes en excès et produits ultra-transformés contribuent souvent à une charge acide plus élevée.
  • Le contexte compte : portions, fréquence, hydratation, activité physique, état rénal, stress, tabac…

Si vous souhaitez une lecture “mythe vs réalité” sur les promesses “anti-cancer” liées à l’alcalinité, voici 2 sources fiables :


Aliments souvent “acidifiants” : lesquels limiter en priorité ?

Plutôt que de diaboliser, l’idée est de réduire la fréquence et d’améliorer la qualité.

  • Produits ultra-transformés : snacks, biscuits, viennoiseries, céréales très sucrées, plats industriels, sauces sucrées.
  • Sucres ajoutés : sodas, bonbons, pâtisseries, confitures très sucrées, desserts très sucrés.
  • Fromages et charcuteries : surtout quand ils deviennent quotidiens.
  • Certaines céréales raffinées : pain blanc, pâtes blanches, riz blanc (préférez complet/moins raffiné quand possible).
  • Excès de protéines animales : l’excès régulier (plutôt que la consommation raisonnable) augmente la charge acide.
  • Boissons : alcool (surtout), sodas, excès de café.

Note : Vous trouverez parfois des listes qui classent certains fruits/légumes comme “acidifiants”. Dans la majorité des cas, ce n’est pas le point le plus déterminant : ce qui pèse vraiment, c’est l’ensemble du régime (et la place des végétaux).


Aliments généralement “alcalinisants” : lesquels privilégier ?

Ce sont surtout des aliments simples, riches en fibres, eau, potassium, magnésium et antioxydants.

  • Légumes : salades, concombres, courgettes, brocoli, choux, carottes, betteraves, fenouil, céleri, etc.
  • Fruits : bananes, pommes, melon, pastèque, raisins, mangues, papayes (selon saison et tolérance).
  • Herbes et aromates : persil, coriandre, basilic, thym, romarin…
  • Féculents “naturels” : pomme de terre (hors friture), patate douce, courges, châtaigne, sarrasin.
  • Légumineuses : lentilles, pois cassés, haricots… (bien préparées : trempage/cuisson suffisante).
  • Bon gras méditerranéen : huile d’olive extra vierge, olives, amandes/noix (selon tolérance et quantités).

À découvrir : Les 10 aliments les plus alcalins !


Mesurer son pH : utile ou pas ?

Mesurer le pH des urines peut montrer une variation liée à l’alimentation et à l’hydratation. Mais cela ne prouve pas que “le corps devient alcalin” (le sang reste régulé) et ne remplace pas un avis médical.

Si vous souhaitez quand même le faire :

  • Demandez des bandelettes urinaires en pharmacie.
  • Faites plusieurs mesures à différents moments sur quelques jours pour observer une tendance (et non une valeur isolée).
  • Interprétez avec prudence : l’hydratation, certains médicaments, infections urinaires, etc., peuvent influencer les résultats.

Pour une explication claire et prudente, vous pouvez consulter : Columbia Surgery – pH diet facts & fiction ou Mayo Clinic – alkaline water.


10 règles simples (et vraiment utiles) à retenir

  • 1) Visez la moitié de l’assiette en légumes (cuits + crus).
  • 2) Mangez des fruits entiers (plutôt que des jus), selon saison.
  • 3) Buvez 1,5 L d’eau par jour (à adapter selon activité/climat/avis médical).
  • 4) Marchez 30 minutes par jour (ou équivalent), le plus souvent possible.
  • 5) Remplacez une partie des protéines animales par des légumineuses plusieurs fois par semaine.
  • 6) Limitez les ultra-transformés (c’est l’un des leviers les plus puissants).
  • 7) Privilégiez l’huile d’olive comme matière grasse principale.
  • 8) Préparez bien les légumineuses : trempage (si nécessaire) + cuisson suffisante.
  • 9) Si vous consommez des fruits secs, préférez des versions sans sucre ajouté et en petite quantité.
  • 10) Gérez les “acidifiants non alimentaires” : stress, tabac, sommeil et sédentarité (ils pèsent souvent autant que l’assiette).

En résumé : fatigue persistante, douleurs, troubles digestifs ou symptômes inhabituels ne doivent pas être attribués automatiquement au “pH”. Si les signes durent, consultez un professionnel de santé. Et côté alimentation, le meilleur raccourci reste : plus de végétaux, moins d’ultra-transformés, un mode de vie méditerranéen régulier.

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Commentaires

5 réponses à “10 règles pour un corps alcalin !”

  1. Avatar de Jos
    Jos

    Intéressant – merci

    1. Avatar de Manger Méditerranéen
      Manger Méditerranéen

      Avec plaisir 🙂 <3

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