Notre état de santé dépend de nombreux facteurs qui peuvent de façon simplifiée se diviser en deux grandes familles : les facteurs héréditaires et génétiques (pas modifiables) et les facteurs d’environnement (modifiables) et parmi lesquels nos habitudes alimentaires sont les plus importants.

La façon de se nourrir détermine l’état de santé de chacun d’entre nous au moment présent mais aussi dans l’avenir, c’est-à-dire que notre alimentation peut favoriser le développement de maladies dans un futur proche ou éloigné.

Et comme nous transmettons beaucoup de nos habitudes à nos enfants, nos habitudes alimentaires d’aujourd’hui déterminent aussi en partie l’état de santé de nos descendants.

Telle est la définition de la médecine préventive au sens le plus large et aussi le plus efficace pour nous-mêmes et nos familles.

Très grande est donc la responsabilité de chacun d’entre nous car en préservant notre santé future, nous faisons en sorte de ne pas être une charge quand nous aurons pris de l’âge et servons de modèle aux plus jeunes en leur fournissant une référence nutritionnelle pour rester en bonne santé.

 

Le régime méditerranéen

Toutes les populations, à chaque époque, développent des habitudes alimentaires particulières qui dépendent de nombreux facteurs notamment le climat, l’agriculture, le niveau économique et des facteurs historiques, culturels et religieux. On a ainsi définit des habitudes alimentaires, un régime méditerranéen, qui se distingue clairement des habitudes alimentaires d’autres régions du monde.

Le régime méditerranéen est très particulier pour deux raisons principales :

  • La zone méditerranéenne est le berceau de la civilisation occidentale et au croisement des influences africaines, asiatiques et européennes,
  • L’espérance de vie dans la zone méditerranéenne est une des meilleures du monde.

Cette longue espérance associée à la conservation d’une excellente qualité de vie s’explique en grande partie par une faible fréquence de maladies qui ailleurs peuvent décimer les populations ou les handicaper sévèrement : ce sont les maladies cardiovasculaires, les cancers, le diabète, l’obésité, les maladies inflammatoires chroniques et les maladies neurologiques dégénératives du vieillissement.

Les populations méditerranéennes, pourvu qu’elles conservent leur régime méditerranéen, sont relativement protégées contre ces maladies. Malheureusement quand ces populations méditerranéennes se mettent à négliger leurs habitudes alimentaires traditionnelles, elles développent très rapidement ces maladies, avec parfois une sévérité qui dépasse celle observée dans d’autres zones.

Pour toutes ces raisons, les scientifiques se sont particulièrement intéressés au régime méditerranéen qui est aujourd’hui parmi les mieux étudiés et reconnus en ce qui concerne ses effets sur la santé.

Les scientifiques sont arrivés à la conclusion que si les méditerranéens ont une des meilleures espérances de vie au monde, c’est grâce à leurs habitudes alimentaires traditionnelles, grâce au régime méditerranéen. Cela signifie qu’il est impératif de respecter les grandes lignes de ce que la tradition nous a transmis car des siècles de pratique sont irremplaçables.

 

Les grandes lignes du régime méditerranéen

  • le noyau central des repas est les végétaux
  • les produits animaux sont consommés mais de façon modérée
  • une extraordinaire diversité
  • un grand respect des cycles saisonniers
  • une consommation basée sur les céréales, le pain au levain, les légumes, les légumes secs, les fruits, les dattes et l’huile d’olive extra vierge