Avec de plus en plus de personnes conscientes de l’importance de manger des produits sains et sûrs, la demande des consommateurs pour les aliments “organiques” a explosé.

Aujourd’hui, la Bio concerne la quasi-totalité des Français. D’après les derniers chiffres du Baromètre Agence BIO / CSA (janvier 2017) : près de 9 sur 10 (89%) en ont consommé en 2016 et près de 7 sur 10 (69%) disent même consommer régulièrement bio, c’est-à-dire au moins une fois par mois.

Désormais, la Bio est bien ancrée dans le quotidien des Français et les derniers chiffres enregistrés par l’Observatoire de l’Agence BIO dépassent toutes les prévisions établies. Tous circuits confondus, y compris en restauration collective, les ventes de produits issus de l’agriculture biologique dépassent les 7 milliards d’euros fin 2016, contre encore 5,76 milliards fin 2015, soit un gain d’environ +20% en seulement 1 an. Les magasins spécialisés enregistrent en particulier des hausses spectaculaires de leurs ventes, de l’ordre de +25%.

Cette demande accrue dépasse de beaucoup l’offre intérieure, forçant de nombreux épiciers et vendeurs à chercher à s’approvisionner à l’étranger. La plupart de ces importations biologiques sont cultivées dans l’Union européenne. Cependant, bon nombre de ces produits “biologiques” proviennent de Chine, dont les normes de sécurité et de qualité de l’industrie alimentaire sont notoirement moindres.

Une grande partie de ces produits “biologiques” cultivés en Chine sont si dangereux que les agriculteurs qui les cultivent ne les mangent même pas.

Il s’avère que la plupart des aliments étiquetés “biologiques” n’ont jamais été cultivés avec l’intention d’être biologiques. Le personnel des douanes rejette souvent des envois entiers de produits alimentaires en provenance de Chine en raison de l’ajout d’additifs dangereux et peu recommandables, de la présence de résidus de médicaments, de l’étiquetage erroné ou du mauvais état hygiénique des aliments. Dans le but de contourner ces rejets massifs de denrées alimentaires, certains exportateurs chinois de produits alimentaires ont étiqueté leurs produits “biologiques”, en particulier ceux qui paraissent sales ou inhabituels.

De plus, le label “bio” en Chine n’a aucun sens. La certification biologique en Chine est très diversement appliquée. Le Centre chinois pour la certification bio (COFCC) est censé être l’autorité compétente, mais certifie seulement environ 30 % des produits biologiques. Le reste est certifié par des tiers : entreprises privées, inspecteurs individuels et entreprises internationales.

Il n’y a pas d’accord entre la Chine et l’Europe sur ce qui constitue un aliment « bio ». Selon un rapport sur le sujet de l’USDA (le département de l’agriculture américain), les erreurs d’étiquetage sont communes. Certaines entreprises étiquettent leurs produits comme biologiques alors que seule une infime partie de leur production est cultivé organiquement.

Ajoutez-y une pincée de corruption et le doute est permis quant à la rigueur de la certification bio “made in China”…

En outre, la qualité de l’eau utilisée dans la production des aliments destinés à l’exportation est tellement contaminée qu’une personne peut tomber malade simplement en la manipulant. Une grande partie de l’agriculture chinoise se trouve le long des fleuve Jaune et fleuve bleu (Yangzi Jiang), qui sont tous deux extrêmement pollués. C’est parce que des milliers et des milliers d’usines chinoises bordent également ces mêmes fleuves, ajoutant leurs déchets chimiques à la même eau utilisée pour l’irrigation.

riviere Fu

En 2013, une usine d’engrais chimiques a déversé des quantités excessives d’ammoniac dans la rivière Fu (province du Hubei, au centre de la Chine), un affluent du fleuve Yangzi, où on a estimé que 110 tonnes de poissons morts avaient dû être enlevées. Cependant, la rivière chargée d’ammoniac a continué à être utilisée à des fins industrielles et agricoles.

D’autres produits chimiques et métaux lourds ont été trouvés dans la majorité des aliments produits avec cette eau. L’hydrazine, de nom officiel diazane, a été trouvée dans les eaux usées de la Chine ainsi que dans le riz, l’eau potable en bouteille et le lait. L’hydrazine est un perturbateur endocrinien et est également toxique. Il peut causer une mauvaise régulation du métabolisme, des problèmes de thyroïde, ainsi que des problèmes de développement chez les enfants et les nourrissons. Est-ce que cela semble sain et organique? Évidemment pas.

Certains produits “biologiques” de la Chine sont plus susceptibles d’être contaminés que d’autres. Le poisson, le poulet, les pommes, le riz, les champignons, les petits pois, le poivre noir et l’ail sont les aliments en provenance de Chine les plus contaminés et doivent être évités.

Comme toujours, la seule façon d’être complètement sûr que votre nourriture est exempte de produits chimiques et d’additifs est de la cultiver vous-même. Les jardins potagers peuvent s’intégrer même dans les plus petits espaces, sont attrayants, aident les insectes locaux (y compris les abeilles) et peuvent vous fournir, à vous et à votre famille, des aliments délicieux et sains.

Via “Organic” Food From China Found To Be Highly Contaminated