1. Les origines

Si l’on retrouve des habitudes alimentaires diversifiées dans la quinzaine de pays situés sur le pourtour de la mer Méditerranée, il y a au moins une constante : l’utilisation abondante d’huile d’olive extra vierge.

L’intérêt pour ce type d’alimentation provient d’une recherche (The Seven Countries Study) menée par Ancel Keys dans les années 1950, qui démontrait que, malgré un apport alimentaire élevé en matières grasses et un système de soins de santé relativement rudimentaire, les habitants jouissaient d’une excellente espérance de vie à l’âge adulte, en plus de présenter un taux de maladies coronariennes très faible.

Plus tard, le professeur Serge Renaud publiait une recherche (The Lyon Diet Study) qui révélait que les sujets ayant déjà été victimes d’un premier infarctus et qui adoptaient un régime méditerranéen avaient un taux d’infarctus et d’accidents vasculaires cérébraux réduit de 75 %, tandis que le groupe soumis seulement à une diète faible en matières grasses ne connaissait qu’une réduction de 25 %.

Depuis la publication de cette étude dans la très respectée revue médicale The Lancet, en 1994, la popularité du régime méditerranéen s’est répandue comme une traînée de poudre dans le monde entier et les études scientifiques ne cessent de prouver son efficacité dans la prévention de nombreuses maladies.

2. Les objectifs

  • Réduction du risque de maladies cardiovasculaires et de cancer
  • Augmentation de l’espérance de vie et amélioration de la santé en général

3. Les grandes lignes

Ce régime est un tout. Il combine modération alimentaire et grande variété d’aliments à une vie active au quotidien. Ses principes de base sont faciles à comprendre et à suivre :

1. Abondance de produits céréaliers complets (pain au levain, …)

2. Abondance de fruits et de légumes (dattes, …)

3. Abondance d’ail, d’oignon, d’épices et d’aromates

4. Utilisation de l’huile d’olive extra vierge comme corps gras

5. Consommation quotidienne de légumineuses, de noix et de graines

6. Grande consommation de poisson (plusieurs fois par semaine)

7. Consommation limitée de poulet et d’œufs (quelques fois par semaine)

8. Consommation limitée d’aliments sucrés (quelques fois par semaine)

9. Consommation très limitée de viande rouge (quelques fois par mois)

4. Les mécanismes d’action

On attribue souvent ses bienfaits à l’apport élevé en acides gras monoinsaturés provenant de l’huile d’olive extra vierge et à l’apport faible en acides gras saturés. Effectivement, une diète riche en acides gras monoinsaturés réduit les taux de cholestérol total et de mauvais cholestérol (LDL), et augmente celui de bon cholestérol (HDL).

De plus, on estime que les fruits et légumes (dattes, …) en grande quantité procurent une excellente source d’antioxydants qui contribuent à protéger contre les maladies du vieillissement.

Dans une autre étude publiée en 2011, il a été démontré que le régime méditerranéen était plus efficace qu’une diète faible en gras pour induire des changements dans le risque cardiovasculaire.

De plus, les plus récentes revues scientifiques font état d’une perte de poids et d’une diminution des niveaux de cholestérol sanguin lors de l’adhésion au régime méditerranéen.

5. Régime Méditerranéen menu type… (Lire la suite en Page 3)